Italie-III

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Toutes les photos sur cette page furent prises fin 2005 et début 2006

Italie-I, Italie-II

Vinci (Toscane)

Monteriggioni et San Gimignano, Milan, Rome

En Toscane, quelque trente kilomètres à l'ouest de Florence, se trouve une pittoresque petite ville au nom de Vinci. À deux kilomètres de là, au bout du "Sentier Vert", parmi les collines de Montalbano, niche une vieille maison en pierre où fut né un des plus grands artistes de la Renaissance italienne: Leonardo Da Vinci. Nous y sommes allés un jour maussade de la fin de décembre 2005, accompagnés de notre fille Barbara et de son mari Cesare.

Les trois pièces de la maison, très sombres, dont la plus grande est dotée d'un foyer, ne contiennent aucun meuble ni décoration.

Voici nos impressions de l'endroit et de ses environs immédiats "vidéographiées" sur place.          

Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo ...

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Le Comte Masetti  Da Bagnano en l'an MCMVI (1906)a posé cette plaque commémorative
pour qu'on rende honneur et qu'on se souvienne que sur les collines d'Anchiano
Leonardo Da Vinci a respiré ses premières aubes de vie et c'est dans les
sublimes splendeurs de la nature qu'il a puisé et développé, avec une
prodigalité très mature, cette omnipotence d'ingéniosité versatile qui a fait
que le XV-ème siècle grâce à lui personnifie le génie de l'art et la gloire
d'Italie. (Traduction mars 2006 par Alessandro Oliva, avec l'aide de sa Maman)

Plaque commémorative se trouvant à proximité de la Casa di Leonardo à Vinci.

Région de Monteriggioni et San Gimignano (Toscane)

Vinci, San Gimignano, Milan, Rome, Haut de page

Cette région vallonnée, se trouvant quelque quarante kilomètres au sud de Florence, fut déjà peuplée aux temps des Romains et possédait un vaste réseau routier au Moyen Âge. C'est surtout grâce à la proximité de la Via Francigena, la plus importante et la plus ancienne route reliant l'Europe à la Péninsule italienne.

Carte des routes anciennes de la région

Monteriggioni

Vers le milieu du X-ème siècle de l'ère chrétienne les pouvoirs des familles nobles de toute Europe médiévale commençaient à grandir et leur châteaux, fortifié et perchés sur les collines difficile d'accès, prenaient de l'importance stratégique et militaire, souvent employés pour contrôler le trafic commercial sur la Via Francigena. Entre le XII-ème et XIV-ème siècles, cette région fut le théâtre des batailles incessantes entre les armées de Florence et de Sienne pour la suprématie politique et économique, gagnée finalement par les Florentins au milieu du XIV-ème.

               

La ville médiévale de Monteriggioni (voir sa localisation sur la carte), entièrement entourée d'une haute muraille ponctuée des nombreuses tours, est visible de loin, ...

       

... très bien préservée et reçoit quotidiennement des nombreux touristes locaux et étrangers.

               

Des nombreuses fêtes, festivals et diverses cérémonies y sont souvent organisées, y compris ...

               

"l'exécution" des sorcières condamnées au bûcher. Notre fille Barbara (au milieu sur  la photo centrale) y fut soumise à cet supplice lors d'une de ses visites précédentes.

San Gimignano

Vinci, Monteriggioni et San Gimignano, Milan, Rome, Haut de page

De l'origine Étrusque, San Gimignano ne comptait guère qu'une poignée de maison autour d'une église vers la fin du XI-ème siècle. Mais, le développement du réseau routier allait faire la fortune de cette ville qui profita de sa position (voir la carte plus haut) au bord d'un axe vital pour toute Italie et même l'Europe, la Via Francigena

           

Devenue cité prospère et populeuse, entre le Xi-ème et le XIII-ème siècle, San Gimignano s'entoura d'une puissante enceinte fortifiée. Au XIII-ème siècle, la renommée de la ville était désormais acquise. Son commerce florissant en avait fait une ville richissime qui comptait déjà soixante douze tours. Ces tours furent bâties au-dessus des habitations de riches, qui en cas de danger dû aux fréquents conflits internes ou externes pourraient se réfugier en hauteur avec leurs familles.

           

L'hôtel de ville , appelé ici Palazzo del Popolo, fut construit entre 1288 et 1298. En 1323, sur décision du Conseil, le palais fut agrandi et doté de sa magnifique cour interne. On peut y voir la loge, son escalier et les murs ornés d'une série de blasons et deux fresques: Saint Yves rendant la justice et le Mensonge piétiné par le Juge, oeuvre du Sodoma.

               

À partir du XVI-ème siècle commença le déclin de San Gimignano. Oublié gloire et richesse, la ville redevient un simple bourg vivant tant bien que mal de l'agriculture. Il semble pourtant que tous ces siècles de déclin n'aient nullement terni la cité qui conserve un charme indicible et une beauté unique, car la grandeur de son passé est encore là, dans les pierres. De nos jours, comme dans le passé, beaucoup de gens célèbres cherchent de l'inspiration entre ses murs anciens. On y trouve aussi la trace du séjour de Jarosław Iwaszkiewicz, écrivain et poète polonais très connu dans son pays d'origine, qui a dit un jour: "La poésie ne s'écrit pas, elle se dit!"

                       

À part La Cathédrale Collégiale (Duomo), situé au centre de la ville, une autre église médiévale d'importance - celle de Saint Augustin, se trouve à l'extrémité de la ville, sur la place du même nom. Dans cette église, édifiée en style roman gothique entre 1280 et 1298, parmi plusieurs chef-d'oeuvres du quttrocento et de la Renaissance italienne, l'on peut admirer les magnifiques fresques de Benozzo Gozzoli et parmi elles: Saint Augustin lit la rhétorique et la philosophie à Rome et Saint Augustin part pour Milan

       

Aux alentours de San Gimignano, on peut découvrir la superbe campagne toscane, multicolore et changeante. Un paysage caractéristique où le regard se perd dans une succession de petites vallées bordées de douces collines, de fermes et de vignobles.

Milan (Lombardie)

Vinci, Monteriggioni et San Gimignano, Rome, Haut de page

Nous sommes allés à Milan avec un but très précis: assister à un spectacle dans le fameux théâtre de La Scala, où les plus grandes voix et les plus grands chefs d'orchestre du Monde se sont fait entendre depuis plus de deux siècles. Avant et après le spectacle nous avons flâné dans les rues de la magnifique capitale de la Lombardie.

           

Nous arrivâmes à Milan de Florence en train, accompagnés de notre petit-fils Alessandro, et descendîmes à la gare centrale, où nous avons vu un immense arbre de Noël dont sur la partie inférieure sont accrochés les voeux des passagers à leur proches. Aussi à la gare nous rencontrâmes Alice, la "girl-friend" d'Alessandro, et tous les quatre nous allâmes à une "trattoria" pour déjeuner.

                       

Sur la place centrale du vieux Milan se dresse le plus important édifice gothique d'Italie La Cathédrale de Milan. Sa construction commença en 1386 et ne fut achevée qu'au ... XIX-ème siècle sur ordre de Napoléon I-er avec l'achèvement de la façade commencée en 1616. Juste à côté se trouve le fameux passage Galleria Vittorio Emanuelle II, dédié au premier roi de l'Italie unifiée. Le passage est la plus grande place des rendez-vous à Milan depuis le XIX-ème siècle et là se trouvent les meilleurs restaurants et librairies de la ville. L'édifice, le design de l'architecte Giuseppe Mengoni, fut réalisé entre 1864 et 1878. À gauche de l'entrée du passage de la place du Dôme (Duomo) se dresse une statue grandiose du premier roi d'Italie: Vittorio Emanuelle II.

                                           

La façade de La Scala en 1852,                en 2005 et l'affiche du ballet auquel nous avons assisté   

Le théâtre de La Scala fut édifié, sur la volonté de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, après l'incendie qui détruisit le Teatro Regio Ducale, ancien opéra de Milan, le 26 février 1776. L'édifice fut gravement endommagé durant la deuxième Guerre mondiale, puis reconstruit tel quel. Tout récemment, en 2001, La Scala a fermé ses portes temporairement pour subir une restauration majeure du bâtiment entier, de la décoration intérieure et de la rénovation technologique de la machinerie de la scène. Le théâtre tout brillant fut rouvert officiellement le 7 décembre 2004 et un peu plus d'un an plus tard, le 28 décembre 2005, nous avons pu admirer son nouvel intérieur en assistant au ballet de La Sylphide.

               

Le salon du nouveau La Scala (2005) avec les bustes des grands de l'opéra: Giacomo Puccini, Arturo Toscanini et la plaque commémorative dédiée à Giussepe Piermarini l'architecte du théâtre original.

Après l'incendie du Teatro Ducale en 1776, le design du nouveau théâtre La Scala fut confié à l'architecte Giuseppe Piermarini. À cette époque ce genre de théâtre était non seulement le lieu des performances scéniques, mais aussi le centre de gravité de la vie sociale de tout  Milan. Ainsi, pour faire de la place au nouveau centre social et culturel de la ville les propriétaires des loges ont acheté et rasé la vieille église gothique de Santa Maria de la Scala, attenant au Teatro Ducale incendiée. Le nom du fameux théâtre dérive donc du nom de l'église dont il a prit la place.

 

               

Nous sommes allés aussi au Sanctuaire de la Santa Maria delle Grazie où se trouve la fameuse fresque de Leonardo da Vinci: La dernière Cène, mais peine perdu, il fallait réserver au moins deux semaines à l'avance tant les visiteurs sont nombreux après la restauration majeure (entre 1977 et 1999) de la fresque très dégradé! Mais la journée était splendide et nous nous promenâmes longtemps sur les rues avoisinantes.

                       

Les motos couvertes de neige, le pavé glacé et la neige tombante nous rappelaient le climat canadien.

Durant la nuit du 28 au 29 décembre il neigeait fortement et le jour se leva froid et maussade. On glissait sur les trottoirs glacés, mais cela ne nous empêchait pas d'être de bonne humeur. De toute façon il est difficile d'être en mauvais humeur en visitant l'Italie.

Rome (Latium)

Vinci, Monteriggioni et San Gimignano, Milan, Haut de page

Cette fois nous sommes allé à Rome principalement pour visiter le lieu de la sépulture de notre cher compatriote récemment décédé, le Pape Jean-Paul-II. Notre petite-fille, Maya, était avec nous et originalement nous voulions aussi faire un petit tour de la capitale italienne, mais il pleuvait, donc après le recueillement devant la tombe dans la crypte de la Basilique Saint-Pierre et courte visite sur le balcon de sa coupole, nous retournâmes à la gare et prîmes le train pour Florence.

               

Du balcon de la coupole de la Basilique Saint-Pierre, nous contemplions, pour la première fois, la vue aérienne du toit de la chapelle Sistine (photo à gauche, premier plan de gauche) et les fameux "Bras de Dieux", accueillant les pèlerins du Monde entier, dessinés et réalisés par Bernin au XVII-ème siècle.

               

Le tombeau du Pape, Jean-Paul-II décédé le 2 avril 2005, est quotidiennement visité par des milliers de pèlerins du Monde entier. Il faut passer devant rapidement, ne pouvant s'arrêter que pour prendre une photo, mais en face de la niche, en arrière, il y a un petit espace ou l'on peut se recueillir pour quelques minutes.

       

À côté du tombeau de J.P.-II il y a une niche avec la statue de Saint-Pierre, commandée par la Pape polonais en 1979. À la sortie de la Basilique sous la pluie, nous traversâmes la muraille entourant la Cité du Vatican, sortîmes dans les environs de la Piazza Risorgimento où nous trouvâmes una Trattoria et dégustâmes un repas typiquement italien.

Vinci, Monteriggioni et San Gimignano, Milan, Rome, Haut de page

Photographies ©2005-2009 Christophe Serdakowski

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Commerce florissant: Au XII-ème siècle, San Gimignano était à l'apogée de sa splendeur. Elle vit naître les premières industries du textile, étroitement liées à deux cultures essentielles: celle du safran, pour les teintures, et du mûrier, pour la soie. De nombreux tanneries, ateliers du verre, de la céramique, du fer, du cuivre se développèrent rapidement. Grâce à la Via Francigena le commerce de l'exportation allait bon train et l'on doubla la production de tissus, de laine et du vin du cru, la fameuse Vernaccia produit des vignes de la région, n'ayant nul part ailleurs de son équivalent. Retour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propriétaires de loges: Au XVIII-ème siècle, les riches aristocrates et marchands achetaient les loges privées dans les grands théâtres et ainsi finançaient sa construction et maintenance. Les propriétaires de loges dans le Teatro Ducale incendié ont finance presque en majorité l'achat du terrain et la nouvelle construction débutant en 1776. Retour